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Un rapport conjoint souligne les avantages des investissements dans les infrastructures sociales et le rôle catalyseur des banques multilatérales de développement
09 octobre 2025
Paris – Le rapport Social Infrastructure in Focus: The Role of Multilateral Development Banks vient d’être publié. Produit conjointement par dix banques multilatérales de développement, ce nouveau rapport met en lumière le rôle catalyseur que jouent ces institutions dans l’amélioration des résultats des investissements sociaux, ce qui se traduit par des sociétés plus fortes, une croissance inclusive et des progrès en matière de développement durable.
Selon ce nouveau rapport, les infrastructures sociales, telles que les hôpitaux, les écoles, les logements, l’eau et l’assainissement, sont essentielles au bien-être des populations et à la construction de sociétés prospères et résilientes. La mise en place d’infrastructures sociales est une priorité politique pour tous les pays, qu’il s’agisse de répondre aux besoins éducatifs d’une population jeune en forte croissance ou de fournir des soins de qualité dans des sociétés vieillissantes.
Plusieurs des 17 Objectifs de développement durable (ODD), en particulier ceux qui concernent la bonne santé, l’éducation de qualité et les villes et communautés durables, ainsi que la réduction de la pauvreté et des inégalités, dépendent des investissements dans les infrastructures physiques et numériques qui sous-tendent les secteurs sociaux. La réalisation d’autres objectifs, tels que la création d’emplois décents, repose également sur la mise en place d’infrastructures sociales efficaces. Toutefois, comme le souligne le rapport, le déficit de financement pour atteindre les ODD en matière d’éducation, de santé, d’eau et d’assainissement s’élève à lui seul à quelque 800 milliards de dollars US par an jusqu’en 2030, un déficit que les gouvernements ne peuvent combler à eux seuls.
En expliquant la contribution de chaque BMD ainsi que leurs efforts collectifs, Social Infrastructure in Focus souligne l’importance systémique des investissements dans les infrastructures sociales pour l’emploi et la croissance, tout en plaidant en faveur de leur renforcement. Il met en évidence plusieurs domaines dans lesquels les BMD font la différence.
Bien que chaque BMD ait son propre mandat et son propre contexte opérationnel, toutes les BMD s’engagent à des degrés divers dans la promotion et le maintien des investissements dans les infrastructures sociales. De fait, en moyenne, environ 22% des engagements financiers des BMD ont été consacrés aux secteurs sociaux essentiels entre 2019 et 2023.
La création de partenariats public-privé (PPP) est l’une des voies empruntées par les BMD, par exemple en mettant en place les cadres et les incitations nécessaires pour encourager le secteur privé à prendre davantage de risques, non seulement pour construire des infrastructures matérielles, mais aussi, le cas échéant, pour fournir des services.
En effet, la manière de rendre les infrastructures sociales plus attrayantes pour le secteur privé est un défi auquel les BMD sont confrontées : en 2023, les infrastructures sociales ne représentaient que 5% du capital privé total mobilisé pour les infrastructures dans les pays à revenu faible et intermédiaire, le reste étant consacré aux infrastructures économiques, telles que les transports et l’énergie.
Comme le montre le rapport conjoint, les BMD collaborent plus étroitement afin de renforcer leur soutien aux infrastructures sociales, par exemple par le biais du cofinancement et de l’utilisation d’une gamme d’instruments financiers, notamment les obligations sociales.
Le rapport Social Infrastructure in Focus: The Role of Multilateral Development Banks a été coordonné par la Banque de Développement du Conseil de l’Europe (CEB), qui préside le groupe des Dirigeants des BMD en 2025, et est le fruit du travail du personnel de la Banque asiatique de développement (ADB), du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), de la Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures (AIIB), de la Banque de Développement du Conseil de l’Europe (CEB), de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), de la Banque européenne d’investissement (BEI), du Groupe de la Banque interaméricaine de développement (Groupe BID), de la Banque islamique de développement (IsDB), de la Nouvelle banque de développement (NBD) et du Groupe de la Banque mondiale (GBM), avec la participation de contributeurs externes.
Contact presse :
Silvia Zucchini, Responsable de la Communication de la CEB, téléphone : +33 1 47 55 71 15, e-mail : CEBcommunications@coebank.org
La Banque de Développement du Conseil de l’Europe (CEB) est une banque multilatérale de développement dotée d’un mandat exclusivement social par ses 43 États membres. La CEB finance des investissements et fournit une assistance technique dans les secteurs sociaux, notamment l’éducation, la santé et le logement abordable, en mettant l’accent sur les besoins des personnes vulnérables, ainsi que sur les dimensions sociales du changement climatique et de la dégradation de l’environnement. Les emprunteurs sont des gouvernements, des autorités locales et régionales, des banques publiques et privées, des organisations à but non lucratif et autres. La CEB, qui bénéficie d’une notation triple A, se finance sur les marchés internationaux de capitaux. En outre, la CEB reçoit des fonds de donateurs en complément de ses activités.
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