Contribution à la lutte contre le cancer en France
Le Conseil d’administration du 21 mars 2013 a approuvé un prêt d’un montant de € 50 millions en faveur de la société publique Cyclotron pour Hadronthérapie (CYCLHAD). Ce prêt contribuera à financer la construction de locaux et l’acquisition d’équipements hautement sophistiqués, dans le cadre de l’installation d’un nouveau centre de recherche, de dépistage et de traitement du cancer à Caen, en Basse-Normandie.
La lutte contre le cancer figure au
premier rang des priorités en matière de santé publique en France.
Au demeurant, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Selon les études commanditées par les autorités, le cancer est la première cause de décès dans le pays depuis l’année 1989. Il représente le tiers de l’ensemble des décès chez les hommes et près du quart chez les femmes.
Le nombre total de décès attribués au cancer en France en 2011, qui avoisine 150 000, représente à lui seul un chiffre supérieur à celui attribué à toutes les autres causes de décès prises individuellement.
Grâce aux avancées de la recherche, une nouvelle forme de traitement, connue sous le nom d’hadronthérapie, suscite depuis peu l’espoir d’une percée dans la lutte contre la maladie.
Du point de vue technique, l’hadronthérapie est un dérivé de la radiothérapie. Sa particularité première est que par rapport aux techniques actuellement exploitées, elle permet un ciblage plus précis des cellules cancéreuses, donc moins dommageable pour les tissus environnants, tout en générant des doses de radiation inférieures, donc globalement moins nocives pour l’organisme.
Le projet CYCHLAD est l’une des composantes d’un projet plus vaste entrepris dans le cadre du plan national français de lutte contre le cancer.
Il s’agit de créer, à Caen, un centre de recherche et de traitement du cancer réunissant des scientifiques de renom issus du monde médical et de la physique nucléaire.
Une fois inauguré, ce centre sera doté des équipements les plus avancés en matière d’hadronthérapie en France.
Par le biais de programmes de coopération avec des confrères d’autres pays, le centre aura également une importante dimension européenne.
Les fonds de la CEB financeront divers aspects du projet, tel la construction du bâtiment destiné à accueillir le système de traitement par hadronthérapie, les coûts d’acquisition de l’équipement lui-même ainsi que diverses infrastructures connexes.
“Le prêt de la CEB a été structuré en étroite coopération avec les autorités françaises en charge du projet et taillé sur mesure pour les besoins spécifiques à sa réalisation", précise Holger Seifert, Responsable de pays pour la France.
"Le nouveau centre permettra
de mettre rapidement en pratique des avancées scientifiques et techniques
majeures, dont les retombées sur le bien-être des patients atteints du cancer
pourraient s’avérer très importantes.”