France : des solutions d’hébergement pour les migrants
Les migrants âgés, les jeunes en situation d’emploi précaire, les sans-abri et les demandeurs d’asile peuvent tous bénéficier des services de logement et d’assistance d’Adoma. Le prêt récemment approuvé par la CEB contribuera à offrir des logements décents aux populations les plus vulnérables en France.
Créé dans les
années 50 par les autorités afin de loger les ouvriers algériens venus
aider à la reconstruction de la France, Adoma est aujourd’hui le premier
propriétaire de logements sociaux du
pays.
La première politique de logement concernant spécifiquement les travailleurs immigrés, élaborée par l’État au milieu des années 1950, a conduit à la création des foyers de travailleurs migrants (FTM). Ces travailleurs devaient être hébergés durant une courte période, puis retourner dans leur pays.
Du fait des changements économiques, industriels et démographiques et de l’évolution de la société, les FTM se sont progressivement transformés en hébergement pour travailleurs immigrés retraités, ou personnes trop pauvres pour obtenir un logement classique.
Au cours des dernières années Adoma a élargi ses activités sociales, en particulier au bénéfice des travailleurs à faible revenu, des bénéficiaires de prestations sociales, des familles en difficulté, des jeunes intégrant le marché du travail, des demandeurs d'asile et des sans-abris.
Adoma propose des solutions de logement à 71 000 personnes, en majorité des migrants.
La plupart sont logés dans des résidences sociales et des FTM, mais d’autres vivent dans des pensions de famille ou des aires d’accueil pour les Roms et les gens du voyage. En 2013, un demandeur de logement sur deux n’était pas de nationalité française.
Les 100 millions d’euros accordés par la CEB serviront en premier lieu à assurer la gestion, l’entretien et la réhabilitation des logements existants.
Parmi les travaux de rénovation engagés sur plus d'un quart du parc immobilier, figurent des mesures d’efficacité énergétique. De plus, le fait d'ajouter des commodités telles qu’une salle de bains, une douche ou une kitchenette permettra de rendre les grandes pièces du parc actuel indépendantes. Enfin, des mesures de protection, notamment de sécurité incendie, forment une part importante du programme de rénovation.