Améliorer la situation dramatique des demandeurs d’asile sur l'île de Lesbos
Séparée de quelques kilomètres seulement de la côte turque, Lesbos voit arriver chaque jour un nombre sans précédent de migrants, dont près des trois quarts, originaires de Syrie pour la plupart, sont de potentiels demandeurs d’asile.
La petite île grecque de Lesbos,
auparavant prisée des touristes, est devenue l’une des principales portes
d’entrée de l’Union européenne pour des milliers de migrants fuyant la guerre
et la misère.Malgré la grave crise des réfugiés qui touche l’Europe, l’île de Lesbos ne dispose à l’heure actuelle d’aucune structure d’hébergement destinée aux demandeurs d’asile.
La seule structure "d’accueil" existant sur l’île est complètement submergée : elle héberge des milliers de personnes vivant les unes sur les autres dans des conditions inhumaines. Des milliers d’autres, y compris des enfants, sont contraints de dormir dans la rue sur de simples cartons.
Le nombre de nouveaux arrivants ne cesse de croître. Actuellement, se sont plusieurs milliers de personnes qui débarquent sur l’île chaque jour.
Le nombre de structures d’hébergement pour les demandeurs d’asile est très limité en Grèce. Leur capacité totale est d’environ 1 100 places pour tout le pays et aucune de ces structures n’est située dans les îles, où la pression migratoire se fait pourtant le plus durement sentir.
Cette absence de structures
d’accueil appropriées ne fait qu’empirer la situation des demandeurs
d’asile : fuyant la guerre, les persécutions et les traitements inhumains
dans leur pays d’origine, ils risquent de se retrouver sans abri et de sombrer
dans le dénuement le plus total et la marginalisation sociale.
La CEB finance la construction de nouveaux centres d’hébergement
Pour améliorer la situation
dramatique des demandeurs d’asile et leur permettre de se reconstruire dans la
dignité, la CEB financera la construction de deux centres d’hébergement sur
l’île de Lesbos d’une capacité totale de 100 places, dont
40 réservées aux mineurs non accompagnés, grâce à un prêt de € 2 millions.
Ces centres offriront bien plus que des conditions d’hébergement dignes aux demandeurs d’asile les plus vulnérables.
Outre la couverture des besoins de base (produits alimentaires,
vêtements et produits d’hygiène), le projet prévoit des cours de langue et des
programmes éducatifs pour aider les bénéficiaires à s’intégrer progressivement
dans la communauté locale. Les demandeurs d’asile auront également accès à des
services juridiques et sociaux, à des soins médicaux ainsi qu’à une assistance
psychologique/psychosociale en fonction des besoins.
Compte tenu des ressources financières limitées à l’échelle locale et nationale, le prêt de la CEB à la région d’Égée-Septentrionale s’avère indispensable au lancement du projet dans les meilleurs délais.Il servira par ailleurs de financement relais, qui permettra à la région de lever des fonds supplémentaires auprès des instruments financiers de l’UE.