La banque du développement social en Europe

Questions/réponses

  • Quels sont vos liens avec le Conseil de l’Europe ?


    La Banque de Développement du Conseil de l'Europe est, en vertu de son Statut, «rattachée au Conseil de l’Europe et soumise comme telle à sa haute autorité». Cela signifie que la CEB conduit son action conformément aux objectifs d’ensemble poursuivis par le Conseil de l’Europe, notamment ceux relatifs à la défense des droits de l’homme, de la démocratie pluraliste et de la prééminence du droit. 
    La CEB procède d’un "Accord partiel" des États membres du Conseil de l’Europe : sur les 47 États que compte le Conseil de l’Europe, 40 ont rejoint la Banque. Cependant, la CEB est juridiquement et financièrement indépendante du Conseil de l’Europe.
  • Combien de membres comptez-vous ?

    Le nombre de membres est actuellement de 41.
  • Avez-vous une spécificité par rapport aux autres institutions financières internationales ?


    Oui. Au fil des années et de son évolution sectorielle, la spécificité de la CEB au sein de la communauté des institutions supranationales s’est clairement affirmée. La Banque est en effet doublement spécifique : Premièrement, c'est la seule banque de développement européenne à vocation purement sociale, et son activité s’étend jusqu’aux actions de lutte contre la grande pauvreté et l’exclusion sociale. Deuxièmement, elle dirige exclusivement ses financements vers des banques ou des entités publiques. Cette spécificité permet une réelle complémentarité avec d’autres institutions supranationales.
  • La CEB dispose-t-elle de bureaux de représentation dans ses Etats membres ?


    Non. Le siège administratif est situé à Paris, en France. La Banque procède d'un Accord Partiel du Conseil de l'Europe, dont le Secrétariat est assuré à Strasbourg.
  • Etes-vous financés par l’impôt ?


    Non. La CEB finance ses activités et son fonctionnement à partir de son capital, de ses réserves et des capitaux levés sur les marchés financiers, la Banque ne bénéficiant pas d'allocations annuelles de ses membres. La CEB démontre qu’une politique de solidarité est possible en Europe sans faire appel aux contribuables.
  • Puis-je travailler ou effectuer un stage à la CEB ?

    Oui, dans la mesure de nos disponibilités, bien sûr, et uniquement si vous êtes ressortissant d'un des États membres de la CEB. Consultez notre page Ressources humaines
  • Comment est venue l'idée de créer cette Banque ?


    C'est une idée émanant du Conseil de l'Europe. Après la Seconde Guerre Mondiale, aucune mesure particulière n'avait été prise en faveur des réfugiés dits "nationaux" (allemands de l'Est réfugiés en Allemagne de l'Ouest en particulier).
    Le Comité des Ministres du Conseil de l'Europe confia alors à Pierre Schneiter, Président de l'Assemblée Nationale française, Représentant Spécial du Conseil de l'Europe pour les Réfugiés Nationaux et les Excédents de Population, la mission de trouver une solution au problème de ces réfugiés nationaux. Celui-ci choisit une technique bancaire souple : la création, par des membres du Conseil de l'Europe, d'une "banque sociale", ayant pour but d'emprunter, pour prêter le montant de ses emprunts aux Gouvernements de ses membres ou à des personnes morales garanties par eux. Ces prêts serviraient à financer des projets créant de nouveaux emplois ou ayant comme objectif la réinstallation de réfugiés nationaux ou d'excédents de population en Europe. C'est ainsi qu'est né "Le Fonds de Réétablissement du Conseil de l'Europe pour les réfugiés nationaux et les excédents de population en Europe". Au fil du temps, il a évolué jusqu'à devenir la Banque de Développement du Conseil de l'Europe, mais ses objectifs sont inchangés.