Mission et histoire

La CEB est une banque multilatérale de développement à vocation exclusivement sociale.

En apportant une expertise technique et financière à des projets à fort impact social dans ses pays membres, elle promeut activement la cohésion sociale et renforce l’intégration sociale en Europe. 

La CEB est un instrument majeur de la politique de solidarité en Europe. Elle participe au financement de projets sociaux, intervient en cas de situation d’urgence et contribue à améliorer la qualité de vie des groupes de population les plus défavorisés.

La CEB concourt à la réalisation de projets d’investissement à caractère social au travers de trois lignes d’action, à savoir :

  • la croissance durable et inclusive 
  • l’intégration des réfugiés, des personnes déplacées et des migrants 
  • l’action pour le climat : développement de mesures d’atténuation et d’adaptation

La mission sociale de la CEB s’exerce dans le cadre stratégique d’un "Plan de développement" formel. En sus de décrire la logique de développement sous-tendant l’action de la Banque, celui-ci fournit les lignes directrices de son activité à moyen terme compte tenu du contexte opérationnel dans lequel elle opère. Le Plan de développement en vigueur couvre la période 2017-2019.

Histoire

La CEB a vu le jour lors des bouleversements politiques qui ont secoué l’Europe après la Seconde Guerre mondiale et entraîné un afflux de réfugiés et de personnes déplacées en Europe occidentale.

Doyenne des banques multilatérales de développement européennes, la CEB a été fondée en 1956 par huit États membres du Conseil de l’Europe sur la base d’un accord partiel, afin d’apporter des solutions aux problèmes des réfugiés. Signée par huit pays le 16 avril 1956, la Banque a été le premier des Accords Partiels conclus.

L’histoire de la CEB en quelques dates

1956 : création de la CEB sous forme de Fonds de Réétablissement doté d’un capital inférieur à USD 7 millions.

1960s-1980s : l’augmentation progressive du nombre des membres de la CEB, de ses ressources financières et de son champ d’action va de pair avec la réorientation de ses priorités sociales. Créée au lendemain d’une guerre ayant divisé l’Europe, la Banque bénéficie d’un élan renouvelé lors de la chute du mur de Berlin puis de la réunification. Trois sommets décisifs du Conseil de l’Europe, réunissant des chefs d’État et de gouvernement, ont permis de modeler la Banque que nous connaissons aujourd’hui.

1993 : le sommet de Vienne ouvre la voie à la vague d’adhésions de nouveaux pays membres d’Europe centrale et orientale puis d’Europe du Sud-Est. La Banque n’est encore qu’un simple Fonds.

1997 : le sommet de Strasbourg élargit le mandat de la CEB, qui couvre désormais, outre les priorités définies dans son Statut, le renforcement de la cohésion sociale.

2005 : le sommet de Varsovie, tout en renouvelant son soutien à la mission initiale de la Banque, l’invite à contribuer directement au développement d’une société européenne libre, démocratique et plus inclusive.

Depuis 2008, la crise prolongée que subit l’Europe et ses répercussions sur la vie des populations attestent plus que jamais la pertinence du mandat et de l’action de la CEB en tant que banque de développement social.

Relations avec le Conseil de l’Europe

Eugène Claudius Petit à la tribune du Conseil de l'Europe
Eugène Claudius Petit à la tribune du Conseil de l'Europe
La Banque œuvre au renforcement de la cohésion sociale conformément à sa mission et promeut les valeurs et les principes du Conseil de l’Europe dans le cadre de son activité de prêt. Elle est cependant dotée d’une personnalité juridique propre et est financièrement indépendante.

Preuve de ces liens institutionnels, le Secrétaire Général du Conseil de l’Europe émet un avis de recevabilité quant à la conformité aux objectifs politiques et sociaux du Conseil de l’Europe pour chaque projet soumis à l’approbation du Conseil d’administration de la Banque. 

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